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Thermopompe Aérothermique · Dégelis
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À Dégelis, le coût d’une thermopompe aérothermique en 2026 se décide surtout sur deux réalités locales: la proportion élevée de propriétaires (64.6 %) et l’âge du parc immobilier (67.5 % des maisons construites avant 1980). Dans ce genre de maisons, l’installation performe vraiment seulement quand l’entretien de la distribution d’air, le dimensionnement et la gestion du point d’équilibre sont faits correctement—sinon vous payez pour de la capacité “sur papier”.
La région du Bas-Saint-Laurent se prépare aussi avec une température de calcul d’hiver à -26 °C et 5 400 degrés-jours de chauffage. Concrètement, plus le bâtiment approche d’une enveloppe “qui perd vite”, plus l’appareil devra compter sur l’appoint aux froids, et plus le calcul de charge doit être précis. C’est pour ça que je vois souvent la facture finale s’éloigner de ce qu’on imagine à partir du prix de l’unité seulement.
Voici les postes que je recommande de comparer, car ce sont eux qui expliquent la plupart des écarts entre soumissions.
| Service | Ce qui est inclus | Durée | Prix |
|---|---|---|---|
| Installation complète (unité et pose) | appareil climat froid, pose, raccordement électrique, mise en service | 1 journée | 5 000 $–18 000 $ |
| Système multi-zones | têtes additionnelles réparties sur une unité extérieure | 1 à 2 jours | 900 $–3 800 $ |
| Bilan thermique | calcul de charge de chauffage à la température de calcul locale | 1 à 2 heures | 200 $–500 $ |
| Entretien annuel | serpentins, charge, dégivrage, filtres, drain | 1 à 2 heures | 175 $–400 $ |
| Conversion depuis plinthes ou mazout | installation, adaptation, conservation ou retrait du système existant | 1 à 2 jours | 5 000 $–18 000 $ |
Estimations pour une résidence typique de Dégelis. La capacité requise et la configuration du bâtiment déplacent ces montants davantage que la marque choisie.
À Dégelis, la vraie question n’est pas “est-ce qu’elle fonctionne”, mais “est-ce qu’elle suffit à la charge de votre maison”. Avec -26 °C comme température de calcul d’hiver et 5 400 degrés-jours de chauffage dans le Bas-Saint-Laurent, on se retrouve souvent avec un scénario où l’aérothermique couvre le gros—mais pas tout—quand il fait vraiment très froid.
Le concept clé s’appelle le point d’équilibre: c’est la température extérieure à laquelle la capacité restante de la thermopompe égale la charge du bâtiment. Au-dessus, elle chauffe “toute seule”. En dessous, l’appoint prend le relais. Et cet endroit change d’une maison à l’autre, parce que la charge dépend de l’enveloppe, de la distribution d’air, et de l’emplacement des unités intérieures.
Je le dis clairement: conserver un appoint est la norme au Québec. Ce n’est pas un aveu d’échec, c’est de la gestion. D’ailleurs, avec des plinthes électriques déjà présentes, vous avez souvent un appoint déjà installé—et donc un “coût d’infrastructure” déjà payé. Par contre, si le basculement est mal réglé, vous pouvez chauffer vos plinthes plusieurs jours où la thermopompe aurait suffi. Dans ce cas, ce n’est pas l’appareil qui est mauvais: c’est la commande.
Donc, on vise un réglage qui maximise le temps où l’aérothermie rencontre la charge. On ne promet pas le confort “à -30 °C” comme une garantie universelle; on vise plutôt la capacité utile et le bon moment de basculement.
Une soumission sérieuse à Dégelis ne devrait pas seulement donner une marque et un prix. Elle doit permettre à deux soumissions d’être comparées pièce par pièce, et d’expliquer le pourquoi de la capacité retenue.
Je veux voir, par écrit, les numéros de modèle de l’unité intérieure ET de l’unité extérieure. Un appariement non conforme ne livre pas le rendement annoncé. Je veux aussi la capacité, mais pas juste la puissance nominale: le calcul de charge à la température de calcul locale doit être joint en annexe. Ensuite viennent les “détails qu’on oublie”: travaux électriques et capacité du panneau, support de l’unité extérieure et sa hauteur au-dessus de l’accumulation de neige, parcours des lignes frigorifiques et traitement des perçages.
Autre point: le drain de condensat. Si le drain n’est pas géré correctement dans un contexte de cycles de gel-dégel d’environ 50 par an et d’un enneigement important, vous risquez des problèmes plus tôt que prévu. Enfin, la mise en service doit être documentée avec des relevés (pas juste “c’est OK”). La garantie de main-d’œuvre doit être chiffrée et distincte de celle du fabricant.
Sur le plan contractuel, si le vendeur est un commerçant itinérant, le contrat et les mentions obligatoires doivent respecter la Loi sur la protection du consommateur, incluant le droit d’annulation de 10 jours suivant la réception du double du contrat et l’exigence d’un permis lorsque le commerçant sollicite à domicile.
| Élément | Ce qu'on cherche | Signal d'alarme |
|---|---|---|
| Équipement | numéros de modèle intérieur et extérieur | nom de marque seulement |
| Capacité | calcul de charge joint | reprise de l'ancien appareil |
| Licence RBQ | numéro et sous-catégorie | « on est licenciés » |
| Électricité | capacité du panneau confirmée | présumée suffisante |
| Support extérieur | hauteur au-dessus de la neige | non mentionné |
| Mise en service | relevés consignés | aucun rapport |
| Garantie | main-d'œuvre chiffrée séparément | fabricant seulement |
| Paiement | acompte modeste, solde à la fin | gros montant d'avance |
À Dégelis, le rendement en hiver dépend d’un point: la thermopompe ne “coupe pas net” à -X °C. Ce qui arrive, c’est progressif: à mesure que l’écart de température augmente, la capacité utile diminue et le coefficient de performance se détériore. Le confort ne se décide pas par une seule température, mais par le croisement entre la capacité restante de l’appareil et la charge réelle de votre maison.
Dans le Bas-Saint-Laurent, la température de calcul d’hiver est -26 °C et la région totalise 5 400 degrés-jours de chauffage. Ces degrés-jours signifient que le chauffage domine une grande partie de la saison: c’est donc la zone “froid réel” qui détermine la facture, pas les journées douces.
Autre mécanisme normal: le dégivrage. Quand l’humidité gèle sur le serpentin extérieur, l’appareil inverse temporairement son cycle pour faire fondre le givre. Pendant ce temps, l’appareil ne chauffe pas comme en mode chauffage normal. C’est souvent perçu comme un arrêt “par moments”, mais c’est un traitement nécessaire. La fréquence de ces cycles dépend des conditions et de la façon dont l’unité extérieure est installée (notamment l’évacuation du dégivrage).
Pour la comparaison, un appareil à Inverter maintient mieux sa capacité en ajustant le débit, tandis qu’un système à compresseur à une seule vitesse a tendance à “chercher” plus souvent son point de fonctionnement. Ça ne rend pas une technologie automatiquement meilleure; ça rend surtout le dimensionnement et le réglage plus importants.
Si quelqu’un vous dit “elle fonctionne jusqu’à -30 °C”, ne confondez pas plage de fonctionnement et capacité utile à votre charge. À -26 °C de calcul, c’est votre point d’équilibre qui compte—et c’est justement ce que le bilan thermique aide à cadrer.
Je vous recommande de calculer avec votre propre facture, parce que les économies d’une thermopompe à Dégelis ne dépendent pas d’un slogan. Elles dépendent d’abord de votre position dans le tarif résidentiel d’Hydro-Québec, qui est à paliers. Deux familles peuvent avoir la même maison et le même appareil; la différence vient du volume consommé.
La chaîne de calcul est simple: le rendement saisonnier transforme l’électricité en chaleur livrée, les degrés-jours de chauffage convertissent votre climat en une charge annuelle, et le tarif convertit l’électricité déplacée en dollars. Dans notre région, on retient 5 400 degrés-jours de chauffage.
Pour illustrer sans vous inventer un tarif: prenez le nombre de kilowattheures (kWh) de votre facture et votre coût total d’électricité pour une période comparable. Ensuite, estimez combien d’électricité “chauffage” serait déplacée par la thermopompe selon la part d’appoint anticipée (ce point se décide au bilan de charge et au réglage du basculement). Les résultats dépendent aussi de l’isolation, de l’étanchéité à l’air et de la distribution de chaleur. Une enveloppe bien scellée donne un meilleur scénario qu’un bâtiment plus “leaky”, même avec le même appareil.
Exemple de cadre: si votre consommation hivernale vous place largement dans un palier plus élevé du tarif, déplacer 1 kWh de chauffage vous rapporte plus qu’un ménage qui reste majoritairement dans un palier plus bas. C’est pour ça que les pourcentages génériques décollent rarement de la réalité.
À faire: repérez sur votre facture le tarif résidentiel que vous payez (avec paliers) et utilisez-le dans votre calcul. Ne me donnez pas seulement un total annuel: donnez aussi la période et le tarif applicable.
Au Québec, la crédibilité d’une installation de thermopompe à Dégelis passe d’abord par la licence de l’entreprise. Ce n’est pas un détail: une licence RBQ est obligatoire pour exécuter (ou faire exécuter) des travaux de construction pour autrui, peu importe le montant.
Ensuite, il y a une nuance que presque personne vérifie. Une licence valide ne suffit pas si la sous-catégorie ne couvre pas les travaux demandés. Dans le registre des détenteurs de licence RBQ (sur rbq.gouv.qc.ca), vous pouvez consulter le numéro et les sous-catégories associées à l’entrepreneur. Si la sous-catégorie ne correspond pas, vous avez un risque réel, même si la licence “tient sur papier”.
Autre élément: le cautionnement de licence. Le maintien du cautionnement ouvre un recours au client en cas de défaut. Autrement dit, vous n’êtes pas seulement “dépendant de la bonne volonté”.
Côté main-d’œuvre: dans les secteurs assujettis, les salariés de la construction doivent détenir un certificat de compétence CCQ. Ce point est distinct de la licence RBQ de l’entreprise: l’un vise l’entreprise, l’autre les travailleurs.
Enfin, si on vous propose une vente itinérante à domicile: le contrat doit respecter la Loi sur la protection du consommateur et prévoir le droit d’annulation de 10 jours suivant la réception du double du contrat. Un commerçant itinérant doit détenir un permis de l’Office de la protection du consommateur. Une sollicitation à domicile sans permis place le vendeur en situation d’infraction.
Pour Dégelis, je vais être direct: le choix de l’appareil compte, mais l’installation pèse plus lourd. Le même modèle, mal dimensionné ou mal réglé, donne une performance décevante. Un appareil bien installé, avec un calcul de charge et un réglage de basculement cohérents, donne le rendement attendu.
Ce qui distingue réellement les gammes, ce sont des éléments “utiles” en temps froid: la façon dont la capacité se maintient, la plage de modulation du compresseur, le comportement du dégivrage et la logique de commande pendant ces cycles. Le bruit de l’unité extérieure en hiver peut aussi devenir un enjeu, surtout près des zones de vie—et ça dépend autant de la structure de support et du niveau d’installation que du modèle.
Il y a aussi un critère souvent négligé: la disponibilité des pièces et le service local. Un appareil sans réseau de service au Québec, c’est un risque pour la continuité des réparations quand vous en aurez besoin (période hivernale incluse). La fiche technique ne compense pas un service difficile.
Pour les marques, je peux citer des fabricants couramment installés au Québec de façon neutre, sans classer: Mitsubishi, Daikin, LG, Fujitsu et Gree. Ce que je vous conseille de regarder plutôt que “quel logo est meilleur”, c’est le modèle exact proposé, s’il est associé aux bons paramètres de froid (souvent appelé climat froid), la conformité de l’appariement et la qualité de mise en service.
Si une soumission ne vous donne pas les numéros de modèle (intérieur et extérieur) et le calcul de charge, elle ne vous permet pas de choisir rationnellement.
L’hiver du Bas-Saint-Laurent impose surtout deux contraintes à l’unité extérieure: la glace sur le serpentin et la neige autour de l’appareil. À Dégelis, avec une note climatique où l’enneigement est important et environ 50 cycles de gel-dégel par an, l’installation doit être pensée comme un système, pas comme une boîte posée au hasard.
Le cycle de dégivrage se comprend comme suit: l’humidité gèle sur le serpentin extérieur. Quand le dégivrage est déclenché, l’appareil inverse temporairement son cycle pour faire fondre le givre. Pendant ce temps, l’appareil ne chauffe pas comme en mode chauffage normal. La “vapeur” visible correspond à de l’eau qui se vaporise au contact de l’air froid, pas à de la fumée.
Après le dégivrage, l’enjeu devient l’eau: elle doit s’évacuer sans former un socle de glace sous l’unité. Si le support ne gère pas la fonte (ou si l’eau reflue), l’unité peut se retrouver partiellement “encastrée” par le froid, puis le dégivrage recommence plus souvent. L’unité extérieure doit aussi être surélevée au-dessus de l’accumulation prévisible, et elle doit être dégagée de la chute de neige du toit.
Attention aux abris mal conçus: ils peuvent aider en apparence, mais en pratique ils restreignent le débit d’air, et la performance subit. La hauteur appropriée dépend de l’enneigement local dans votre secteur—donc pas d’une valeur universelle figée—et la profondeur de gel dans la région (1 800 mm) rappelle qu’on doit raisonner en conditions de sol et de cycles, pas seulement “avant l’hiver”.
Non, pendant le dégivrage l’appareil inverse temporairement son cycle et ne chauffe pas comme en mode chauffage normal. À Dégelis et dans le Bas-Saint-Laurent, c’est particulièrement perceptible parce qu’on observe environ 50 cycles de gel-dégel par an et parce que l’unité extérieure doit gérer l’humidité qui gèle sur le serpentin. Ce n’est pas un défaut: c’est le fonctionnement normal qui protège l’échangeur et rétablit la capacité de chauffage.
Ce que je vérifie dans une installation, c’est surtout la fréquence réelle de dégivrage (influencée par l’environnement autour de l’unité extérieure et le dégagement de la neige) et la qualité d’évacuation du drain de condensat. Si l’eau de dégivrage se transforme en glace sous l’appareil, le comportement se dégrade et vous “subirez” davantage les phases sans chauffage.
Sur votre budget, comptez aussi que l’entretien annuel aide à garder ces paramètres stables: c’est typiquement 175 $–400 $ par année.
Un multi-zones ajoute des têtes intérieures (et parfois des travaux électriques et de distribution selon le cas), tout en utilisant une ou des unités extérieures adaptées. À Dégelis, le coût dépend surtout du nombre de zones et de la complexité du parcours (lignes, perçages, drain). Ce que je peux vous donner comme repère pour comparer, c’est le poste “système multi-zones” en plus d’une installation de base.
Pour ce type de travaux, la fourchette estimée pour les options multi-zones se situe typiquement à 900 $–3 800 $. C’est un ordre de grandeur raisonnable pour l’ajout de têtes additionnelles réparties sur une unité extérieure, avec la pose associée.
Le piège, c’est de vouloir “tout mettre partout” sans faire le bilan de charge. Une mauvaise stratégie de zonage peut vous faire perdre du rendement utile (mauvais basculement ou répartition d’air déficiente), même avec un bel appareil. C’est pour ça que je recommande de faire chiffrer le bilan thermique séparément, typiquement 200 $–500 $, avant d’augmenter le nombre de zones.
À Dégelis, oui, c’est une question à régler avant de signer. La thermopompe implique un raccordement électrique et, selon l’appoint prévu (souvent via plinthes existantes ou autres résistances), la charge électrique globale doit être compatible avec votre panneau.
Dans une soumission sérieuse, l’entrepreneur doit confirmer la capacité du panneau (pas “présumer”) et indiquer les travaux électriques nécessaires. Si on ne documente pas ce point, on vous laisse potentiellement avec un ajout ultérieur coûteux ou un système qui ne bascule pas correctement en hiver.
Je vous recommande aussi d’être pragmatique: si vos plinthes existent déjà, l’enjeu devient surtout le réglage du basculement et la façon dont la thermopompe coopère avec elles. Mais même là, la logique électrique et les commandes doivent être cohérentes.
Pour garder la décision rationnelle, je vous conseille de demander au minimum le bilan thermique séparé, typiquement 200 $–500 $, car un dimensionnement juste évite d’installer un système “électriquement surchargé” pour votre charge réelle.
Non, l’auto-installation n’est pas admissible au Programme LogisVert (Hydro-Québec) selon les conditions connues: l’installation doit être faite par un entrepreneur titulaire de la licence RBQ appropriée. À Dégelis, ça veut dire que vous ne pouvez pas faire poser l’unité vous-même puis espérer l’aide sur cette base.
Autre point important: pour LogisVert, l’aide est calculée selon la capacité de chauffage mesurée à -8 °C, et l’appareil doit être sur la liste d’appareils admissibles. La demande doit être faite en ligne après les travaux dans le délai prévu, avec les factures originales conservées. Le fait de “montrer la facture” et de respecter l’ordre des étapes compte.
Si on parle aussi de Rénoclimat (gouvernement du Québec), la thermopompe n’est pas le volet, mais il y a une condition critique d’évaluation énergétique avant les travaux; faire les travaux avant peut faire perdre l’admissibilité.
En pratique, si vous hésitez, je vous le dis: ne perdez pas votre temps et ne perdez pas votre admissibilité. Un appareil installé correctement par un entrepreneur avec la bonne licence est une base, et un bon bilan thermique se chiffre typiquement autour de 200 $–500 $.
Oui, et je préfère que ce soit séparé. À Dégelis et dans le Bas-Saint-Laurent, le bilan thermique (calcul de charge) sert à déterminer si votre maison a une demande réaliste à -26 °C et comment l’appareil va fonctionner avec l’appoint. Quand il est inclus “dans un prix global” sans être détaillé, vous perdez la comparaison entre soumissions et vous pouvez vous retrouver avec un système trop gros (coûte plus cher) ou trop petit (plus d’appoint).
Le bilan thermique est généralement facturé séparément et se situe typiquement entre 200 $–500 $ (repère de marché). La durée est souvent autour de 1 à 2 heures pour faire le calcul à partir de votre bâtiment et de la température de calcul locale.
Si quelqu’un vous offre une installation sans bilan, je vous dirai franchement: vous n’avez pas de base solide pour juger le point d’équilibre, surtout avec 5 400 degrés-jours de chauffage. Et dans un climat où le dégivrage existe et où le chauffage domine, c’est le genre de “détail” qui finit par coûter cher au fil des hivers.
Souvent, oui—et garder des plinthes électriques n’est pas un échec. À Dégelis, c’est plutôt une façon rationnelle de gérer l’appoint quand la thermopompe arrive au point où sa capacité restante ne suffit plus à la charge du bâtiment. Les plinthes sont un appoint déjà présent; vous payez surtout le “réglage” et la stratégie de basculement, pas l’ajout d’infrastructure.
Le point critique, c’est de ne pas laisser les plinthes chauffer des journées où la thermopompe suffirait. Si le basculement est mal réglé, vous augmentez l’utilisation des plinthes—et vous annulez une partie de l’intérêt économique du remplacement. Inversement, si vous les coupez trop tôt, vous risquez de manquer de chaleur lors des épisodes froids.
Donc la décision n’est pas “garder ou retirer”; c’est “comment elles collaborent”. Dans une bonne installation, on configure la commande en cohérence avec le calcul de charge.
Et n’oubliez pas l’entretien: un entretien annuel aide à maintenir la performance, typiquement 175 $–400 $. Ça évite que l’appareil compense plus que nécessaire à cause de filtres, serpentins ou drains qui travaillent moins bien.
Vous pourriez, mais seulement dans un scénario précis. Selon la Loi sur la protection du consommateur, un contrat conclu avec un commerçant itinérant peut être annulé sans motif dans les 10 jours suivant la réception du double du contrat. À Dégelis, si le vendeur sollicite à domicile et que les conditions liées au commerçant itinérant s’appliquent, cette règle peut vous protéger.
Pour que ce droit s’applique correctement, le contrat doit être écrit et contenir des mentions obligatoires. Aussi, un commerçant itinérant doit détenir un permis de l’Office de la protection du consommateur. Si le vendeur n’a pas le permis requis lors de la sollicitation, c’est un indicateur sérieux de non-conformité.
Je ne peux pas vous garantir l’issue d’un recours sans lire votre contrat. Mais je peux vous dire quoi faire: conservez le double, vérifiez si le contrat vous identifie comme client visé, et regardez la présence des mentions requises.
Pour cadrer votre budget pendant que vous vérifiez: l’installation complète (unité et pose) est typiquement de 5 000 $–18 000 $. Si on vous demande un gros paiement d’avance, posez des questions et comparez les garanties de main-d’œuvre et la documentation de mise en service.
Pour LogisVert (Hydro-Québec), la règle générale indiquée est que la demande doit être faite en ligne après les travaux dans le délai prévu. Je ne vous donne pas un “nombre de jours” ici parce que les délais exacts doivent être confirmés à partir des informations applicables au moment de votre demande.
Ce que je vous conseille, c’est d’organiser le dossier avant de quitter le chantier: factures originales conservées, et confirmation que l’installation a été faite par un entrepreneur titulaire de la licence RBQ appropriée. Pour LogisVert, l’aide est calculée selon la capacité de chauffage mesurée à -8 °C et l’appareil doit être admissible (sur la liste). L’important est de respecter l’ordre et la conformité.
Pour éviter une mauvaise surprise, planifiez dès le départ avec votre installateur les documents que vous aurez en main (et pas seulement une facture globale). Le bilan thermique, lui, est typiquement 200 $–500 $ et sert aussi à documenter correctement le projet.
Si vous voulez, dites-moi quel programme vous visez (LogisVert ou autre volet), et je vous dirai exactement quels éléments du dossier vérifier pour ne pas perdre l’admissibilité.
Dans la région du Bas-Saint-Laurent, oui: le chauffage domine la consommation sur l’année, et c’est directement lié aux degrés-jours. On parle de 5 400 degrés-jours de chauffage versus 130 degrés-jours de climatisation. Autrement dit, sur une année, la demande énergétique utile est majoritairement pour chauffer, pas pour refroidir.
À Dégelis, cette réalité change la façon de juger votre projet. Si vous voyez surtout des journées “douces”, une thermopompe peut sembler merveilleuse. Mais ce qui compte financièrement, ce sont les périodes de froid où la capacité utile diminue progressivement et où le point d’équilibre décide quand l’appoint prend le relais. Et l’appoint est souvent inévitable au grand froid, sans que ce soit un défaut.
Quand le chauffage domine, chaque décision devient “à enjeu”: dimensionnement, distribution d’air, réglage du basculement et efficacité en temps froid. C’est aussi pour ça que je ne recommande pas de comparer seulement le prix de l’unité.
Budgetisez la bonne base: un bilan thermique typiquement 200 $–500 $, et une installation complète typiquement 5 000 $–18 000 $. Ensuite seulement, on optimise.
En pratique, oui, dans la majorité des maisons du Bas-Saint-Laurent, et donc à Dégelis. Le chauffage d’appoint n’est pas “un plan B”; c’est un mécanisme normal de votre système au point d’équilibre. Quand la température extérieure descend, la capacité utile de la thermopompe diminue progressivement. Le système doit donc gérer le moment où la charge du bâtiment dépasse ce que la thermopompe peut fournir efficacement.
Avec -26 °C comme température de calcul d’hiver et 5 400 degrés-jours de chauffage, la saison froide pèse lourd. Le bon objectif n’est pas d’éliminer tout appoint en toutes conditions, mais de minimiser son utilisation grâce au dimensionnement juste et au réglage du basculement. Un mauvais réglage peut envoyer plus de jours vers l’appoint que nécessaire—et ça se voit vite sur la facture.
Si vous avez déjà des plinthes électriques, les garder est souvent logique: l’infrastructure est là, et vous ajustez surtout la stratégie de commande. Si vous n’en avez pas, on discute d’une autre forme d’appoint selon votre situation.
Ne confondez pas non plus “fonctionne encore” avec “suffit à chauffer”. Le chauffage d’appoint devient surtout utile quand le croisement capacité restante vs charge se produit.
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